Assurances Contrat-programme signé mi-mars

· Assureurs, intermédiaires et gouvernement en phase de syndication
· Des pourparlers autour de nombreuses mesures concernent neuf ministères
· Croissance prévisionnelle autour de 8% en 2009
«Le contrat-programme des assurances devrait être signé vers la mi-mars», annonce Bachir Baddou, DG de la Fédération marocaine des sociétés d’assurances et de réassurance (FMSAR). Baddou a livré l’état d’avancement de cette feuille de route lors d’un débat sur l’avenir du secteur à travers le contrat-programme. Une rencontre organisée par la Fédération nationale des agents et courtiers d’assurances (Fnacam).
«En 2008, le volume de primes a atteint 20 milliards de DH. Nous prévoyons une croissance entre 6 et 8% du chiffre d’affaires pour 2009», explique Baddou. Au total, 11 milliards de DH ont été distribués aux ménages ayant subi un
Sinistre
et 25 milliards de DH de versements salariaux et patronaux ont été effectués au profit des caisses de retraite.
Le secteur des assurances contribue également à la sécurisation des actifs. Ainsi, 250.000 agriculteurs adhèrent à l’assurance sécheresse depuis 1995. Il en va de même pour le secteur industriel et les filières de construction. «Nous souhaitons que le contrat-programme joue un rôle d’amortisseur contre les aléas boursiers», déclare Baddou. A ce titre, les compagnies d’assurances développent des activités techniques et financières. Les premières sont compensées par les secondes, qui pèsent 90% du résultat des assureurs. «Il n’est pas logique que l’on continue encore sur un certain nombre de branches où nous enregistrons des déséquilibres», poursuit le DG de la FMSAR.
C’est la raison pour laquelle le contrat-programme devrait permettre aux assureurs d’exercer leur cœur de métier. Pour y arriver, un certain nombre de mesures de nature à atténuer les aléas boursiers devront être intégrées dans la feuille de route.
Sur un tout autre registre, l’assurance-vie est devenue la première branche au Maroc en termes de primes, devançant l’automobile.
Quant au volume des investissements des assureurs, il varie entre 70 et 80 milliards de DH. Si l’on y ajoute les caisses de retraite, ce même volume atteint un peu moins de 200 milliards de DH. «Notre ambition est de doubler nos actifs pour atteindre 400 milliards de DH à l’horizon 2015. Ce qui aurait un impact direct sur le développement économique et social», répète-t-on auprès de la FMSAR.
Pour l’heure, le contrat-programme est toujours en discussion. A cet
Effet
, gouvernement, FMSAR et Fancam sont en phase de syndication. Il s’agit de pourparlers avec pas moins de neuf ministères sur des mesures transversales et d’autres spécifiques. «Ainsi, nous sommes en train de discuter toutes les obligations d’assurance avec le ministère du Commerce et de l’Industrie. Il s’agit notamment des normes de sécurité et des règles de travail au sein des entreprises», explique Baddou. Quant aux négociations avec le département de l’Habitat, elles portent sur la mise en place de l’assurance tous risques chantier, la
La multirisque habitation,
La multirisque professionnelle" class="Tips2 glossarbot" style="cursor:help;border-bottom:1px dotted #000000;">
Multirisque
habitation (MRH)… L’on prévoit d’ailleurs une assurance MRH adaptée au logement à 140.000 DH. Le montant de la prime ne dépassera pas 180 DH.
Du côté de la FMSAR, l’on assure que les négociations vont bon train.
Doléances des intermédiaires
Parmi les critiques formulées par la Fédération nationale des agents et courtiers d’assurance (Fnacam) au sujet du contrat-programme, les attentes en matière de commercialisation des produits de la micro-assurance, la possibilité d’ouvrir des points de vente. Les intermédiaires réclament également la reconnaissance par l’Etat des diplômes du privé dans la procédure d’examen pour l’obtention de l’agrément d’agent et de courtier.
Les professionnels réclament également la déductibilité de la TVA, qui est supportée en fin de compte par le consommateur final. Autre revendication, la prorogation du délai de basculement des assurances de santé à la
CNSS
. Selon les intermédiaires, ce délai est nécessaire à la stabilisation du secteur et au recyclage des effectifs dédiés à cette branche.
Hassan EL ARIF - L'économiste - Edition du 17/2/2010





